Après un incendie, les archives peuvent être atteintes sans avoir été directement exposées aux flammes
Les incendies qui touchent actuellement plusieurs régions françaises rappellent l’engagement essentiel des pompiers, des services de secours, des collectivités et de tous ceux qui participent à la protection des populations.
Une fois le feu maîtrisé et l’accès aux bâtiments de nouveau autorisé, les risques pour les archives ne sont pas nécessairement écartés.
Même lorsqu’ils n’ont pas été directement touchés par les flammes, les fonds et collections peuvent subir des dommages liés aux fumées, aux suies, à l’eau ou encore à une forte humidité résiduelle.
Deux situations doivent alors être distinguées.A
rchives exposées aux fumées et aux suies
Les fumées peuvent transporter des particules et des dépôts de suie jusque dans des locaux éloignés du foyer de l’incendie.
Ces résidus peuvent se déposer sur :
- les rayonnages ;
- les conditionnements ;
- les dossiers ;
- les registres ;
- les reliures ;
- les documents eux-mêmes.
Un frottement, un brossage ou une aspiration inadaptés peuvent aggraver la situation en incrustant davantage ces particules dans les papiers et les matériaux poreux.
La remise en état ne doit donc pas être improvisée.
Archives exposées aux fumées et aux suies
Les fumées peuvent transporter des particules et des dépôts de suie jusque dans des locaux éloignés du foyer de l’incendie.
Ces résidus peuvent se déposer sur :
- les rayonnages ;
- les conditionnements ;
- les dossiers ;
- les registres ;
- les reliures ;
- les documents eux-mêmes.
Un frottement, un brossage ou une aspiration inadaptés peuvent aggraver la situation en incrustant davantage ces particules dans les papiers et les matériaux poreux.
La remise en état ne doit donc pas être improvisée.
Un autre point de vigilance : la coupure des équipements climatiques
Lors d’un incendie, des coupures d’électricité peuvent entraîner l’arrêt de la climatisation ou des équipements de régulation des magasins d’archives.
Cette interruption peut modifier rapidement les conditions de température et d’humidité et favoriser le développement de moisissures.
Lors de la réintégration du bâtiment, il est donc important de vérifier :
- si une coupure électrique a eu lieu ;
- combien de temps elle a duré ;
- si les équipements de climatisation ou de régulation ont été interrompus ;
- les courbes de température et d’humidité lorsque la thermohygrométrie est monitorée.
La réponse d’AB Antiquo
Selon la situation, AB Antiquo peut mettre en œuvre :
- le diagnostic de l’étendue des dépôts ;
- l’extraction des fonds ;
- le nettoyage environnemental des étagères, sols, plafonds et murs ;
- le dépoussiérage approfondi des conditionnements et des documents ;
- l’utilisation d’aspirateurs équipés de filtres HEPA et d’outils adaptés à la fragilité des supports ;
- le contrôle, la traçabilité et le reconditionnement des fonds traités.
Archives mouillées ou fortement humidifiées
Les documents peuvent également avoir été atteints par les eaux utilisées lors de l’intervention ou par une humidité résiduelle importante.
L’eau peut provoquer rapidement :
- l’adhérence des feuillets ;
- la déformation des documents ;
- la coulure de certaines encres ;
- le développement de moisissures.
Dans ce contexte, les premières décisions sont déterminantes.
Il convient notamment de préserver l’identification des fonds, de distinguer les documents secs, empoussiérés, humides ou fortement imbibés, et d’éviter tout séchage ou traitement inadapté.
La réponse d’AB Antiquo
AB Antiquo peut assurer :
- l’évaluation et la priorisation des fonds à sauvegarder ;
- l’extraction, le tri, l’identification et le conditionnement des documents mouillés ;
- la congélation rapide afin de stabiliser les documents dans l’attente de leur traitement ;
- la lyophilisation ;
- la remise en équilibre hygrométrique ;
- le contrôle de l’ordre des fonds ;
- le dépoussiérage ;
- le reconditionnement après séchage ;
- une décontamination gamma si nécessaire.
Ne pas assécher les documents destinés à la lyophilisation
Un point mérite une attention particulière.
Des documents destinés à être lyophilisés ne doivent pas être placés dans un assèchement d’attente mal maîtrisé.
Un séchage partiel ou inadapté peut provoquer l’adhérence des pages et entraîner des collages irréversibles.
La décision de congeler et de lyophiliser doit donc être prise suffisamment tôt dans la chaîne de traitement.
Maintenir la traçabilité des fonds
Dans l’urgence, le déplacement des documents peut rapidement provoquer une perte d’information sur leur localisation d’origine.
La conservation de l’ordre des fonds doit rester une priorité pendant toute l’intervention.
Chaque opération d’extraction, de conditionnement, de traitement et de restitution doit permettre de conserver une traçabilité suffisante des documents pris en charge.
Vigilance en présence d’amiante
En cas de destruction ou de dégradation importante du bâtiment, une attention particulière doit également être portée à la présence connue ou potentielle d’amiante.
La sauvegarde des documents ne doit pas conduire à intervenir dans des conditions pouvant présenter un risque pour les personnes.
Une prise en charge depuis le diagnostic jusqu’à la restitution
Après un incendie, les archives peuvent donc être affectées de plusieurs manières : dépôts de suie, contamination des locaux, humidité, documents imbibés ou développement de moisissures.
La nature du traitement dépend directement de l’état des fonds.
AB Antiquo accompagne ses clients depuis le diagnostic initial et l’extraction jusqu’au traitement, au contrôle, au reconditionnement et à la restitution des documents sinistrés.
Pour toute situation impliquant des archives exposées aux fumées, aux suies ou à l’eau, une évaluation rapide permet de déterminer les premières mesures de sauvegarde à engager.